Contrebande de Picasso à statut espagnol

Le chef d'une jeune femme saisi par des fonctionnairesSource: Imgix

Certaine action son plus facile à dissimuler que d’autre. Et jouer aux jeux d’argent en casino online est de loin plus facile aujourd’hui que de franchir une frontière avec un tableau de peintre célèbre. C’est ce que le milliardaire Jaime Botín a rapidement découvert lorsqu’il a tenté d’introduire clandestinement une de ses peintures en France.

Un collectionneur milliardaire

Le banquier octogénaire, né le 10 avril 1936, n’avait peut-être pas voulu causer tout un remue-ménage lorsqu’il a tenté de partir en voyage sur son navire avec l’une de ses pièces de collection. La valeur de Jaime Botín se situait autour de 1,7 milliard de dollars américains en 2015. Bien connu en Espagne, Botín est l’arrière-petit-fils du fondateur de Santander, la plus importante banque du pays. Évidemment, ce qu’il a tenté de faire n’était certainement pas pour l’argent. Et en tant que collectionneur d’art, il savait clairement ce qu’il faisait.

La contrebande de Picasso

C’est en 1977 que Jaime Botín achète à Londres le tableau de la Tête de jeune fille de Picasso. À ce moment, la peinture maintenant très bien connue n’a pas encore de statut et déménage en Espagne sans problèmes. Alors, pourquoi Botínn’aurait-il pas le droit de vendre son tableau puisqu’il avait initialement été acheté hors du pays? Et bien, il avait été informé qu’il aurait besoin d’une permission spéciale s’il voulait vendre le tableau dans le futur lors de son achat. Averti, il a bien tenté de suivre un parcours légal. Mais l’histoire ne se déroulera pas pour le mieux pour le collectionneur espagnol.

Arrêté et accusé de contrebandeSource: Unsplash

Une aventure en mer

Jaime Botíndécide de vendre son tableau de Picasso en 2012. Ne voulant pas marcher hors la loi, il demanda alors une autorisation de vente aux enchères auprès des autorités espagnoles. Mais le Ministère de la Culture ne cède pas : le tableau doit demeurer en Espagne. Malgré que le tableau n’ait jamais demeuré en Espagne, et qu’il fut en fait accroché sur son navire, et que le bateau arborait un drapeau britannique, ces arguments n’ont pas très bien tenu en court. Il fut confisqué en 2015 durant une promenade sur les eaux autour de l’île de Corse, donc en territoire français.

Picasso sur les bancs du tribunal

À ce jour, la raison qui a poussé Botín à sortir son tableau hors du pays demeure inconnue. Mais ce qui est certain, c’est qu’il a causé toute une controverse. À 83 ans, il a été reconnu coupable d’un délit de contrebande de biens culturels. Initialement, il a reçu une amende de 52 millions d’euros, soit le double de la valeur du tableau, et une condamnation de 18 mois en prison. Son âge avancé aurait peut-être joué dans la balance, et plusieurs ont cru qu’il pourrait éviter un séjour en prison. Mais, semble-t-il que la culture est d’importance capitale en Espagne, et la peine fut en fait rectifié deux semaines plus tard à trois ans de prison.

Tête de jeune femme

Avec une valeur de 26 millions d’euros valeur au moment de l’affaire de contrebande, la Tête d’une jeune femme de Picasso a peut-être depuis pris de la valeur. Mais le ministère de la Culture de l’Espagne ne se retrouve pas gagnante après tout ce délire. Le tableau est désormais au musée de la Reina Sofia et n’a pas encore été exposé. La population espagnole n’aura pas la chance d’admirer le tableau qui a tant fait parler les médias.

Alors, pourquoi une telle valeur pour un tableau qui est n’a jamais été très connue avant cette histoire de roman savon? Head of a Young Woman fut peint en en 1906 durant la période Gósol. Picasso séjourna quelques semaines dans la ville de Gósol, avant l’épidémie de typhoïde. De la période artistique Gósol, Picasso expérimente une approche qui deviendra la naissance du cubisme en 1907.

← Bientôt machine à sous en ligne Mining Fever Microgaming annonce la sortie de Treasure Skyland →